L’extension de maison, ce qu’il faut savoir

Votre petit dernier ne va pas tarder à pointer le bout de son nez et la maison va devenir trop petite ? Vous souhaitez simplement créer un nouvel espace de vie, transformer votre habitat sans pour autant déménager ? L’extension de maison peut être une solution idéale et apporter un nouveau souffle à votre logement et votre vie de famille. Créer et aménager des combles sous la toiture rehaussée ou creuser les fondations pour construire un sous-sol habitable, ajouter une ou plusieurs pièces, ou bien mettre en place un magnifique espace intérieur tout en profitant de l’extérieur via une véranda, les possibilités sont nombreuses. Le tout est de connaître les contraintes techniques et réglementaires afin de s’y adapter le plus sereinement possible.

Première étape : prendre connaissance des règles d’urbanisme

Une fois que vous avez identifié le type d’extension que vous souhaitez mettre en place selon vos goûts et besoins, et avant de penser à faire des plans et d’utiliser des matériaux précis, rendez-vous rapidement auprès de votre mairie pour déterminer ce qu’il vous est autorisé de construire ou non.

mairie ville

C’est en effet la commune qui vous transmettra les Plans Locaux d’Urbanisme (PLU), véritables références des règles d’urbanisme qu’il vous faudra respecter si vous ne souhaitez pas rencontrer de problèmes et prendre le risque de voir votre extension, rapidement ou des années plus tard, être détruite pour cause de non respect de la réglementation (ce qui serait excessivement dommage, vous en conviendrez !).

Le PLU régit l’aménagement et le mode d’utilisation des sols du territoire, en tenant compte de plusieurs facteurs, dans le but de préserver entre autres la sécurité et le bien-être des habitants, ainsi que le maintien d’une certaine harmonie et cohésion entre les différents bâtiments de la ville. C’est donc grâce à ce document que vous connaîtrez les limitations de volume, de couleurs, de matériaux et autres caractéristiques, à appliquer à votre extension. C’est aussi grâce à lui que vous connaîtrez les limites de propriété à respecter par rapport à la voirie et surtout, votre voisinage. Elles sont très importantes et destinées à préserver l’intimité et le bénéfice du degré d’ensoleillement de chacun.

Deuxième étape : vérifier que vous n’habitez pas une zone sous réglementation spécifique

suspendue

Impossible d’installer une véranda au rez-de-chaussée en zone inondable – Solution de véranda suspendue

Si vous habitez un secteur inondable, il est possible qu’un plan de prévention des inondations exige une surélévation de votre habitat et de votre extension. Pensez donc à bien vous renseigner.

Si vous habitez dans une zone dite protégée ou sauvegardée, une contrainte supplémentaire s’ajoute : celle d’obtenir la validation de votre projet par l’Architecte des Bâtiments de France. C’est lui qui déterminera si votre extension pourra s’harmoniser suffisamment avec l’architecture du territoire qu’il a pour charge de préserver. Il est obligatoire d’obtenir son autorisation avant tout début de construction et cette dernière peut mettre beaucoup de temps à vous de parvenir. Nous vous conseillons donc de faire preuve de patience et de faire votre demande bien avant le début des travaux.

 

Troisième étape : simple déclaration préalable ou permis de construire

permis de construire verandaC’est souvent l’une des premières questions que l’on se pose dans le cadre d’un projet d’agrandissement : doit-on obtenir un permis de construire ou est ce qu’une déclaration préalable suffira ?

La réponse dépend de la surface de plancher de votre extension :

Si elle est de moins de 5 mètres carrés et ne change pas l’aspect extérieur de votre maison, vous n’avez strictement rien à déclarer.

Si elle est de 5 à 20 mètres carrés, une déclaration préalable suffira.

Si elle est de 5 à 20 mètres carrés MAIS augmente la surface totale de votre maison à 150 mètres carrés ou plus, un permis de construire sera nécessaire.

Si elle dépasse 20 mètres carrés, vous devrez là aussi obtenir un permis de construire.

 

N’oubliez pas la Réglementation Thermique 2012 !

Si votre extension augmente la surface totale de votre maison de plus de 30%, vous devrez obligatoirement vous soumettre à cette réglementation mise en place depuis le 1er janvier 2013 et destinée à optimiser la consommation d’énergie.
Dans le cadre de l’obtention d’un permis de construire, une étude thermique est systématiquement réalisée.
En fonction de la surface que vous souhaitez construire, tout ou partie de cette réglementation (RT 12) devra être appliquée.
Par exemple, si votre extension ne dépasse pas 50 mètres carrés, vous ne devrez vous soumettre qu’à des principes d’économie d’énergie assez minimes concernant chaque élément de production et de gestion d’énergie en son sein (chauffage, eau chaude, isolation etc) . Si en revanche, votre extension dépasse les 100 mètres carrés, là, l’intégralité de la Réglementation Thermique 2012 devra être respectée.

Quatrième étape : faire appel à un architecte ?

Selon toutes les informations que vous aurez obtenu via le PLU de votre commune et en fonction de votre projet, vous pourrez déterminer naturellement à cette étape si vous avez besoin ou non d’un architecte. En effet, si la loi impose le recours à un architecte dès 150 mètres carrés de surface, les règles d’urbanisme spécifiques à votre secteur peuvent aussi l’imposer pour de plus petites dimensions, en fonction des travaux que vous souhaitez effectuer (volumes, ouvertures etc). Vous pouvez aussi décider de faire appel à un architecte par volonté personnelle, pour vous guider et vous conseiller, vous proposer des solutions auxquelles vous n’auriez peut-être pas pensé.

Cinquième étape : le financement

argent remboursement temps maisonLes projets en rapport avec l’amélioration ou l’agrandissement de l’habitat sont toujours excitants et motivants. L’aspect du financement est souvent celui qui peut faire un peu grincer des dents et être source de stress. Pourtant, des solutions existent.

Le prêt immobilier pour les grosses extensions nécessitant un budget de 75000 euros ou plus, offrent l’avantage de proposer des taux d’intérêt bien plus bas que d’autres systèmes de crédits. Il demandera les mêmes garanties que pour un prêt immobilier classique, mais dans l’optique de travaux comme c’est le cas pour l’installation d’une extension de maison, un apport n’est pas nécessaire ! Par ailleurs, si vous avez déjà un prêt immobilier en cours, vous pouvez envisager de regrouper votre crédit pour vos travaux à ce premier prêt afin de n’avoir qu’une seule mensualité et gérer plus facilement votre budget.

Le prêt à la consommation quant à lui, sous différentes modalités à explorer en fonction du montant de vos travaux et de votre certitude ou non de la réalisation de votre projet, reste la solution la plus simple bien qu’assez coûteuse en intérêts généralement.
Il peut être envisagé également pour l’aménagement final de votre extension, soit la partie généralement la plus agréable du projet d’agrandissement : il peut financer vos nouveaux meubles ou pourquoi pas les services d’un décorateur d’intérieur ? C’est l’occasion de vous faire plaisir en apportant vraiment une valeur ajoutée maximale à votre extension.

Autre élément auquel on ne pense pas et à prendre en compte dans le coût global de votre extension à plus long terme : les impôts !
Et oui, avec cet agrandissement de votre habitation, la surface pour le calcul de votre taxe d’habitation et taxe foncière change. Pensez donc à bien déclarer votre extension à l’administration fiscale, au plus tard trois mois après la fin de construction de cette dernière.

L’avantage financier en revanche, est que si vous revendez votre maison plus tard, votre extension permettra de proposer un prix de vente plus élevé. Surtout si vous vivez dans un lotissement où toutes les maisons se ressemblent, votre belle véranda par exemple, démarquera instantanément votre habitation et justifiera sa différence de prix.

La construction d’une extension demande patience et organisation pour naviguer parmi tous les paliers à franchir. Déterminer ses besoins, réfléchir au style souhaité, l’adapter aux différentes réglementations en vigueur, trouver les bons professionnels, savoir patienter entre les différentes étapes, calculer et maintenir son budget … C’est un sacré projet ! Mais quel bonheur au final de voir sa maison évoluer, embellir, grandir, et de jouir en famille de plus d’espace sans avoir à déménager !

ATRYA figure parmi les 5 entreprises leader de la menuiserie en Europe.

0 salariés
0 sites de production en Europe (France, Allemagne, Suisse, Belgique, Autriche)
0 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel
0 fenêtres, portes et volets produits par jour
0 de notoriété pour la marque phare TRYBA grâce au sumo
0 jours par an consacrés à des œuvres caritatives

Données 2016